Cindy, vous avez fondé Tremplin Carrière il y a plus de 11 ans, vous êtes coach, conférencière et auteure de 8 ouvrages : comment résumeriez-vous le fil rouge de votre parcours et ce qui vous a menée à faire du rebond de carrière et de l’optimisme professionnel votre cœur de métier ?
Deux décennies durant, j’ai observé comment la peur des aléas peut nous pousser à nous enfermer dans la sécurité rassurante — et parfois étouffante — de cet adage par trop commun : "métro-boulot-dodo". La zone de confort, dans laquelle on se replie bien souvent, nous pousse ainsi à oublier nos rêves, nos talents et convictions profondes. Mon propre moteur a été de refuser la passivité, l’ennui, l’accommodation après avoir été soumise à des épreuves douloureuses. Au fil du temps, j’ai ressenti ce besoin sincère de pousser avec bienveillance et pragmatisme dans les retranchements mes interlocuteurs dans l’espoir qu’ils se sentent capable de "rallumer leur trajectoire". À travers mes 8 ouvrages sur le rebond et l'accompagnement de milliers de profils, j’ai forgé une approche qui allie la précision des neurosciences à l’énergie des mots. Mon objectif est simple : aider à sortir de l’immobilisme pour redevenir acteur de son quotidien !
Concrètement, dans vos accompagnements Tremplin Carrière, comment articulez-vous coaching, prise de parole et travail sur l’optimisme pour aider un professionnel en plein doute à rebondir après un échec, un licenciement ou un épuisement ?
D’un tempérament plutôt moteur, dynamique, entreprenant, je prends soin d’accompagner selon 3 piliers indissociables :
- Comprendre comment composer avec les mécanismes du cerveau pour apprendre à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Travailler les « muscles » de l'Optimisme pour encourager la résilience. Cela permet de revenir aux commandes de sa vie sans recours au principe de victimisation.
- C’est en ce sens que le coaching réalisé porte ses fruits ! Les points douloureux ne le sont plus autant car remplacés par le mouvement, la stratégie, l’action.
- Mais prendre confiance en soi ou retrouver l’estime de soi en passe aussi par la capacité à prendre la parole. Travailler ainsi sur sa posture, prestance et élocution pour gagner en charisme, est à mes yeux un véritable vecteur de réussite !
Vos romans abordent des thèmes lourds – deuil d’enfant, harcèlement scolaire, violences conjugales – mais avec une tonalité d’espoir : en quoi cette écriture de la résilience nourrit-elle votre pratique de coach auprès de professionnels en crise de sens ou en reconversion ?
C’est là une très belle question dont je pourrais presque inverser le sens ! Ce sont mes romans qui s’inspirent de l’histoire de mes clients. Ces derniers sont tous issus de faits réels qui m’ont profondément bouleversée et pour lesquels j’avais à cœur de mettre des mots sur les maux. Ces livres, en parlant vrai, offrent à mes lecteurs en souffrance ou échaudés par la vie, de puiser en la force de mes personnages celles de toujours croire en leurs rêves.
Vous intervenez en conférence sur la motivation et le dépassement de soi auprès de publics très différents (entreprises, organisations, comités comme Miss Midi-Pyrénées). Qu’avez-vous appris de ces scènes sur la peur de parler en public et la façon dont la prise de parole peut devenir un levier de carrière plutôt qu’une source d’angoisse ?
Voilà des années que je prends la parole devant des Miss France, ministres, PDG ou sportifs de haut niveau et, pour autant, j’ai toujours cette petite boule au ventre avant de monter sur scène. Cette peur de ne pas être à la hauteur ne m’a jamais quittée, mais elle ne m’handicape plus.
J’ai compris que l’énergie, le sourire et la passion viennent compenser les aléas du direct. Créer du lien avec le public, le considérer avec respect et bienveillance, permet de dépasser ses propres angoisses. J’ai également appris que la plupart des symptômes du stress sont invisibles pour l’auditoire : il est donc possible de "donner le change" !
En travaillant sur sa posture, on change d'état interne. L’angoisse se transforme alors en une énergie de partage. La prise de parole devient un levier pour asseoir sa légitimité et rendre ses talents visibles. L’authenticité reste le maître-mot : un jury ou un conseil d’administration ne cherche pas un robot, il cherche une personnalité solaire, vivante, enjouée ! J’enseigne ainsi à mes coachés que la vulnérabilité maîtrisée est une force de conviction absolue !
Sur le terrain, quels sont selon vous les trois grands freins qui empêchent aujourd’hui les professionnels de « rebondir » dans leur carrière, et quelles pratiques concrètes (exercices, rituels, postures) vous mettez en place pour les amener à reprogrammer leur regard de manière plus optimiste et constructive ?
Trois freins majeurs agissent comme des plafonds de verre :
1. Le biais de négativité : Après un échec, notre cerveau focalise son attention sur ce qui ne va pas. On ne voit plus les opportunités, seulement les risques.
2. Le syndrome de l'imposteur : En raison d’expériences douloureuses ou de jugements blessants, on ne se sent plus "autorisé" à ambitionner mieux.
3. L’isolement mental : On s'enferme dans son propre récit de défaite, ce qui empêche toute lucidité décisionnelle.
Pour reprogrammer ce regard, voici 3 exercices tous simples :
• Le rituel de la "Victoire" : Pour muscler l'optimisme, j’invite mes clients à mentionner chaque soir en se couchant au moins trois éléments positifs de la journée, aussi infimes soient-ils. L'objectif est de forcer le cerveau à scanner le positif pour rompre avec l'habitude de la complainte.
• La posture d'ancrage : Avant un rendez-vous crucial, je propose d’endosser le costume de Superman ! En changeant sa posture physique (redresser le buste, relever le menton, ouvrir les épaules, ancrer les deux pieds au sol), on modifie chimiquement son état interne et l’on renforce le niveau de testostérone (hormone de la confiance en soi).
• L’astuce de la "Balance de la grand-mère" : C'est un exercice qui permet un rééquilibrage immédiat. Pour chaque événement négatif qui survient, j’encourage à reporter volontairement l’attention sur un point positif de sa vie, quel qu'il soit. Cela permet de ne pas laisser une difficulté prendre le pas sur tout le reste !
Avec l’arrivée massive du télétravail, la montée de l’IA et le sentiment de fragilité des parcours, comment voyez-vous évoluer dans les prochaines années les besoins en coaching, en formation à la communication managériale et en stratégies de réussite comme celles que vous développez chez Tremplin Carrière ?
Je pense sincèrement que le sur-mesure, le contact, la relation de proximité seront rendus nécessaires. A force de ne plus savoir comment discerner le vrai du faux, le sérieux du « fake », une relation complice et en confiance sera plus que jamais primordiale !
Pour conclure, si vous deviez partager un message très direct à un professionnel qui nous lit, qui se sent au fond du trou dans sa vie pro et ne croit plus trop en l’avenir, quel serait le premier petit pas que vous lui proposeriez de faire dès cette semaine pour initier son rebond ?
Une magnifique question à laquelle je réponds par deux points essentiels :
- Entourez-vous, ne restez pas seul ! Optez pour des personnes positives, constructives, enthousiastes, d’un tempérament positif ! Eloignez-vous de toutes celles qui vous paralysent, vous freinent ou projettent sur vous leurs propres angoisses. La bonne humeur est communicative, le stress et la frustration aussi !
- Rappelez-vous que le cerveau prend pour argent comptant tout ce que vous verbalisez. Que ce soit vrai ou faux, il ne fait pas le distinguo ! Si vous répétez sans cesse des phrases du style « je suis au fond du trou, je suis nul, je n’y arriverai jamais », soyez assuré que la probabilité de réussir ou de se reconstruire sera lourdement entachée ! Pour plus d’astuces, concrètes, il est possible de découvrir tous mes 3 ouvrages sur le sujet :0) https://www.tremplincarriere.com/categorie-produit/livres-de-motivation-audace-confiance-et-succes/ Le meilleur pour vous !!!!
Pour en savoir plus : https://www.tremplincarriere.com